Documents des commissions



Commission
enseignement

Réunion au Trianon le 11 juillet 2012, avec les membres du CA.
Tout le monde est présent.

 Christian Robinet lit le règlement qui a été élaboré pour le concours d’écriture, et quelques modifications de détail y sont apportées : le point 4 vient se placer après le point 2, dont la fin devra donc être lue comme suit : « …lié(s) au thème de l’enfance ou de la jeunesse, destiné(s) à être interprété(s) par des enfants ou des jeunes, par exemple : Première enfance – Jeux d’enfants d’hier et d’aujourd’hui. »

Au point 10 : La date limite pour l’envoi des manuscrits est fixée au 28 février 2013…

Point11 : devient : Les manuscrits ne seront pas retournés.

 Titre retenu pour le concours : Jeunesse et enseignement.

 Paul Lefin évoque une réunion tenue notamment avec Patrick Delcourt. Le projet de l’échevin est de prévoir dans chaque école un instituteur-ressources. D’autre part, Jacques Warnier a été désigné comme coordinateur, chargé de mission au cabinet de l’instruction publique de la ville de Liège. Paul insiste sur l’absolue nécessité d’une action sur les pouvoirs politiques, sans laquelle rien n’est possible, comme il l’a fait récemment au Conseil des langues endogènes. Et, par ailleurs, c’est la formation des maîtres qui est prépondérante.

Les inspecteurs de leur côté n’ont plus pouvoir de décision, ils transmettent seulement leurs observations aux conseillers pédagogiques.

 Jean-Marie Mottet souligne lui aussi l’importance de la sensibilisation des maîtres.

 Marcel Slangen intervient à son tour, insistant sur le fait que les décrets permettent beaucoup de choses, dont souvent il n’est pas fait usage. Léon Hansenne et Jeannine rappellent des initiatives qu’ils avaient prises à Courcelles, et qui n’ont pas été relayées par la direction des écoles. Marcel Slangen évoque par contre le cas de Blégny, où les activités en wallon des classes maternelles et primaires ont été étendues au secondaire. Pour la méthode, il est essentiel de partir de l’environnement direct des enfants, d’avoir un contact avec le quotidien.

 Paul propose ensuite la réunion d’une assemblée générale extraordinaire, qui se tiendrait par exemple à Floreffe au printemps prochain, sur le thème du wallon à l’école. « Un congrès vaut par ce qu’il déclenche plus que par ce qu’il apporte ». Ce congrès aura notamment pour but de relancer l’action politique. Le congrès pourrait comporter, comme ce fut le cas il y a quelques années à Floreffe, différents groupes de travail, et il serait intéressant d’y réunir des hommes politiques et des responsables de l’enseignement.

 Les différents intervenants marquent leur accord pour cette initiative, et l’on souligne que le beau succès du Prix de la chanson wallonne est très encourageant.


Réunion à Champion le 26/03/2011
Présents:
J;Bodson,J; Hansenne,M; Tiereliers, Ch. Robinet Robinet ( pas Namur pas Liège)

Christian relit le rapport précédent et rappelle qu'il faut faire un inventaire de ce qu'il existe déjà pour l'enseignement à l'école, pour les troupes de jeunes un relevé de tout ce qu'on peut trouver dans les 5 fédérations !!

un relevé des textes pour enfants

établir aussi quelques règles d'orthographe!!

En vue de concocter un petit manuel genre publicitaire amusant avec illustrations du Wallon à l'école
(un peu à l'image du carnet à spirales de Nadine Vanwelkenhuyzen établissant toutes les personnes ressources lors de la Fureur de Lire no 1.)

Quid de la Fondation Van Crombrugghe

pas d'étudiant?, un prix pourrait être attribué ? Viser plutôt les 10/15 ans ?

Questionnaire à rédiger par Christian propositions de questions :

pour les troupes de théâtre ,les écoles ,les personnes ressources ,

     1. Que faites -vous avec vos jeunes talents?et qui les dirige?
     2. Que faites- vous dans votre troupe qui fonctionne bien?
     3. Quels sont les freins, les difficultés que vous rencontrez?
     4. Comment la Commission de l 'enseignement de l'UCW peut-elle vous aider?
     5. Dans le cas d'enseignants, quels encouragements, appuis recevez-vous de votre établissement ?
         Et des parents?
     6. Quels types d'aide recevez-vous?
     7. Est-ce que les enfants participent à des cours ou à nos stages ?
     8. Savez- vous qu'il existent dans nos bibliothèques des textes,poésies, saynètes, jeux,
          petits dictionnaires par thème, en wallon pour enfants?

A rentrer pour fin avril
pour aboutir à un petit fascicule
qui servira de document distribué lors de l'AIDLCM de juillet ( exposé de Christian Robinet)
et plus tard sera étoffé au fur et à mesure et en 2012 servira pour éditer un livret plus complet
petit mémento de tout ce qui existe!!
Joseph propose:

  • une carte de Wallonie

  • on pourrait y inclure recueil de textes et poésies

  • dictionnaires par thèmes: nature
                                          toponymie
                                          cuisine
                                          jeux
                                          bandes dessinées
                                          saynètes etc...

Monique fera le rapport qui reprend les différentes propositions de questions pour le questionnaire

Christian Robinet le composera et transmettra aux membres de la commission qui ensuite feront suivre dans les 5 fédérations aux responsables des jeunes dans les troupes ou aux enseignants , ou aux personnes ressources intéressées par le Wallon des jeunes !!


Réunion à Champion le 5 septembre 2009

Marcel Slangen note que nous sommes arrivés à la fin de la transmission intrafamiliale.

Joseph Bodson insiste sur le fait que le wallon ne doit pas être considéré comme un ornement placé sur la cheminée, mais que l’usage, comme en français, devient prépondérant. Christian Robinet évoque à ce propos le Dictionnaire wallon-français à l’usage des habitants de la province du Luxembourg de Dasnoy.

C’est ainsi que l’on est souvent en présence, en poésie wallonne, d’un hyperclassicisme. Egalement d’un désir de pureté excessive de la langue. Marcel Slangen : les wallons peuvent s’enrichir l’un l’autre, en adoptant des termes des langues voisines. Il évoque à ce propos les réactions au r’fondu, tout en lui reprochant les créations personnelles de mots nouveaux. Il faut d’autre part prendre position sur le côté obligatoire ou non. Il faut donc avoir une politique globale, fixer des limites, délimiter de grandes zones. On aura intérêt à prendre les régions classiques. La langue se crée en se parlant, en se vivant. Ainsi, le théâtre s’écrit en wallon liégeois dans une large zone autour de Liège. Il fait enfin remarquer que Feller avait écrit : Mes successeurs se chargeront de…, laissant ainsi une marge d’interprétation.

Pour le secondaire, note Christian Robinet, il faut le faire entrer dans la grille horaire, et, d’autre part, se baser sur l’oral, l’expression théâtrale. Il nous faudrait créer des outils, convaincre des éditeurs. Le mieux ne serait-il pas de demander un entretien au ministre de l’Education, et de lui demander l’inscription d’un cours de culture régionale dans le primaire et le secondaire. Il faut apporter des outils pédagogiques Les décrets Urbain n’ont jamais reçu d’arrêtés d’application.

On en vient ensuite au projet de formation des maîtres, où il serait nécessaire de réactualiser le projet du CRIWE, et voir ce qui se fait à Charleroi, dans le Luxembourg. Faire un relevé de ce qui existe, où et comment former les maîtres. Liège a l’avantage des cours du mardi soir.

Les gens compétents et disponibles sont rares.

Marcel Slangen évoque des gens de théâtre qui s’y sont essayés, comme Henri Renard de la troupe de Pousset. Mais le fait devient rare, et beaucoup d’enseignants sont dégoûtés de l’enseignement.

D’après les ouvrages des linguistes, continue-t-il, la seule façon de sauver une langue en difficulté, c’est par l’école. On évoque Israël, l’Irlande.

L’apprentissage d’un autre système linguistique est un enrichissement.


Réunion à Champion le 10 octobre 2008-10-16

Présents : Christian Robinet, Janine Hansenne, Marcel Slangen, Joseph Bodson.

Marcel Slangen : le projet qui a été le plus loin couvrait toute la Wallonie ; il s’agissait d’un projet de formation des maîtres, il y a une dizaine d’années. Il y eut une série de formations à Li ège, qui s’adressèrent à une dizaine d’instituteurs. C’est un projet qu’il s’agirait de réactualiser. Il y a actuellement un projet du CRIWE pour la formation continuée des maîtres ; un projet de contrat long, budgétisé.

Question de Christian Robinet : qui assure la formation ?

Marcel Slangen : Il y a urgence. Les gens disponibles et compétents deviennent rares. Quand on a repris une formation de cinq jours, ils étaient trois pour la donner. Depuis lors, Jean Van Crombrugghe et Josserand sont décédés. Ils sont difficiles à remplacer. Il faut des gens qui ont un diplôme d’enseignement de base+ la connaissance du wallon.

Janine Hansenne : en primaire, ce qui intéresse les enseignants : avoir de la matière, et pouvoir s’en servir. Il faut surtout pouvoir parler. A Charleroi, au CHADWE, on a créé des outils pédagogiques. Ainsi, Tchansons pou nos-èfants. Des chansons, des jeux que nous avons créés nous-mêmes, qui sont vendus au prix de 10€, avec chaque fois un CD qui accompagne la brochure. exemple : Walloto.

Joseph Bodson rappelle un concours qui eut lieu pour le 10e anniversaire du Brabant wallon : les enfants devaient chercher des noms de lieux d’origine wallonne, en trouver le sens en s’adressant à des personnes âgées.

Marcel Slangen : il faut avoir quelqu’un qui peut répondre…

Janine Hansenne :…et avoir assez de documentation.

Christian Robinet : L’ UCW devrait produire un ouvrage qui pourrait comprendre :

- Pourquoi et comment le wallon à l’école ? Une déclaration d’intention.
- Le rappel des règmes
- Les expériences déjà tentées
- Un choix de textes
- Le relevé de tout ce qu’on peut trouver
- Les personnes-ressources

Marcel Slangen : Il faut constituer une base, définir une stratégie pour le jour où l’on sera en face des responsables politiques.
Il faut aussi montrer la richesse des différences.
Bref, une somme de tout ce qu’il faut savoir, et le diffuser au maximum.
A différentes reprises, les participants ont insisté sur le fait que la formation à prévoir ne doit pas être trop livresque, ni de type universitaire. Il s’agit par priorité de ranimer, de répandre la connaissance du wallon parlé en premier lieu, plutôt que de donner un cours approfondi de philologie wallonne.