9 Terminons ce chapitre par la gastronomie : l’ åwe (oie) di Vîsé (mets assez méconnu appelé en français l’oie « à l’instar de » Visé) ; les vôtes à l’ rapêye, des crêpes aux pommes de terre râpées; li sirôpe di Hêve (le sirop (dans ce cas, féminin en wallon), à différencier de « sirop », utilisé pour la toux, …) ; li froumadje di Hêve avec le rèmoudou (litt. trait une 2e fois), li doûs froumadje et lès pikants froumadjes ; lès boûkètes, ces crêpes à la farine de sarrasin bien connues ; lès vôtions (faits de 3 couches de pâte de tarte recouverte d’un couvercle, entre lesquelles coule un jus de beurre et de sucre bruni par la cannelle) et lès dorêyes (blankes _ ou _s å riz), tartes au riz de Verviers; plus tôt en décembre, à la Saint-Nicolas, on prépare à Liège les bounomes, bonshommes de pâte à gâteau de boulangerie ; les cougnous de Noël ; les lunètes, gâteaux de Verviers en forme de croissant de lune ; les nûles, ces hosties de pain azyme (sans levain), non consacrées, savourées parfois lors de hèyèdjes vers le début de l’an (hèyî = souhaiter bonheur et santé) ; les galèts (gaufres dures), les wafes (gaufres molles). En certains endroits perdure la tradition automnale des cûhenêyes (cûhener : cuisiner), un repas où l’on cuit des pètéyès crompîres (des pommes de terre grillées). Johan Viroux Magazine du bilinguisme wallon COC RICO Soutenez l’action de l’Union Culturelle Wallonne afin que votre revue puisse vous accompagner encore longtemps MERCI ! Tous les dons sont les bienvenus A verser sur le compte de l'UCW : BE37 0000 2959 7528 Côp di spale
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