Cocorico

11 dans l'embouteillage avant d'entrer en scène. La salle était comble le jeudi pour les chouchous des « Échos de Naninne » dans « Quî-ç' qu'a yeû ç' bièsse idéyelà ? » de Derycke, comédie adaptée en namurois par Michel Piette. La pièce démarra moderato avec toutefois de bons comédiens dont, si nous jugeons bien, 2 néophytes dans les rôles de la directrice et de l'élève infernale. Mais quand les détenus évadés (Benoît Hubert et Johan Giot) arrivent dans l'école, le public s'amuse et applaudit à tout rompre. Belle composition aussi de Tony Giot, professeur malmené et séquestré. Le vendredi, le wallon liégeois est mis à l'honneur avec la Troupe « Dè Pôce à l'Orèye » qui regroupe les anciennes dramatiques de « La Fraternité Poussetoise » (Remicourt) et de « Lès Clap'teûs » de Bergilers (Oreye). Cette aventure nous est présentée de manière très plaisante en une saynète par des jeunes des 2 compagnies avant le spectacle. Puis place à « Fâmeûs piquenique » de Georges de Tervagne adapté en liégeois par Thierry de Winter. Un avocat parisien découvre un couple en train de pique-niquer dans son salon. C'est madame qui veut ça car monsieur tente à tout bout de champ de l'en dissuader. Mention à ce couple Julie Halleux et Jacques Humblet qui domine la distribution en proie aux infidélités conjugales et bien à son affaire théâtrale, elle aussi. Encore un beau spectacle même si le public ne comprend pas tout. Pour nous ce sera le meilleur, avec celui du premier jour. Enfin, le samedi, encore Christian Derycke avec « Dins nosse pètit cafè » par « Li Cercle Wallon Andennais » dans une adaptation « en wallon ardennais » d'après le metteur en scène.

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