Cocorico

14 Ce qui vaut la peine d’être sauvé / développé / promu 4 thèmes vitaux pour le wallon vont être développés : 1 la simplification de l’orthographe wallonne dite Feller (du nom de son auteur), ou le Feller+ ; 2 l’ajournement en matière de formation de néologismes, démontré par la comparaison avec les langues environnantes, qui possèdent toutes un vocabulaire international ; 3 la nécessité de simplifier le wallon en l’unifiant par une centralisation progressive, une sorte de 3e voie à côté de l’utilisation immuable mais sans avenir des formes uniquement locales et du ‘r’fondu’, une tentative avortée de créer d’une part une orthographe commune lisible en même temps dans les 4 dialectes et d’autre part des mots non conformes aux règles de formation lexicale du wallon; 4 la fin de la dialectologie wallonne, fleuron des 2 siècles passés, et les débuts de la linguistique générale. Simplification de l’orthographe wallonne, ou le Feller+ Comme l’orthographe est la « peau de la langue », inséparable de celle-ci (Munske, 2004), les progrès de la recherche linguistique amènent à réfléchir à propos de la manière dont on peut rendre l’orthographe wallonne plus efficace pour la lecture des textes, la reconnaissance aisée des mots qui les composent, le rôle des lettres (Content-Peereman, 1999) : 1) l’importance des lettres initiales qui contiennent plus d’informations que les lettres intérieures et finales (Brasdu-Jacquet, 2025 ; Broerse-Zwaan 1966 ; ChatGPT) ; 2) la « désindividualisation » des lettres utilisées, càd. la suppression des combinaisons reflétant des variantes locales allophoniques (variantes de prononciation d’un même phonème qui ne changent pas le sens du mot) (Viroux, 1982) [Le lecteur d’une autre région risque de ne pas comprendre les lexèmes (mots) possédant ces combinaisons locales. La « décision lexicale » est de toute façon plus longue (wikipedia ; www.innovation…) et au fil des lignes, il en abandonnera la lecture. Il se désintéressera ainsi du wallon.] ; 3) des décisions logiques, basées sur l’apprentissage initial de l’orthographe française à l’école. Développement 1) L’importance des lettres initiales Comment écrire ainsi le son /k/ en début de mot ? Le « qu- ». Quand le wallon utilise des mots correspondant en bonne partie au français, de surcroît tirés du latin, il gardera le « qu » et n’utilisera plus les lettres « k » ou « c ». Mais « qu » pourra s’écrire « k » au milieu ou en fin de mot pour la raison donnée ci-dessus. Ex. : (au début) « quand / qwand », « quâlité », « quékefîye / quékefèye », « qui / quu », « quolibèt’ », « qwè » ; (au milieu) « marokînerîye » ; (à la fin) « chake », « Bèljike », « rèpublike » ; « ça m’ choke » ; « pèruke ».  wallon

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