Cocorico

17 comédies policières, évocations historiques,… Il a aussi une quinzaine d’adaptations à son actif, notamment du liégeois Pol Petit. Comme Michel Robert et Christian Derycke, il a la chance d’être joué en priorité par sa troupe. Claudine Franceschini est à la base d’une compagnie créée pour jouer une seule fois à Fossesla-Ville. Mais l’aventure a continué. C’est une troupe de copains qui montent seulement des comédies. Mais le travail est sérieux : participation à des stages d’acteurs, de mise en scène ou techniques. Ils partent de la liste des comédiens disponibles pour trouver la pièce à jouer et privilégient donc le groupe par rapport au texte. Les enfants des comédiens sont montés spontanément sur scène, et une troupe de jeunes s’est donc formée pour jouer des pièces écrites par Françoise Honay. Quelques-uns poursuivent l’expérience en intégrant plus tard la troupe adulte. Roland Thibeau pose alors la question du rapport à établir entre les amateurs et les professionnels. Michel Robert estime que le contact avec des professionnels peut aider au niveau de la mise en scène ou de la scénographie, mais que le problème de la langue se pose car peu de professionnels en ont la maîtrise. Il rappelle qu’il a eu de très bons contacts avec Albert Volral, qui, il y a quelques années déjà avait tenté de monter des pièces en langue wallonne, basées sur des problèmes contemporains. Pour Christian Derycke, sa troupe est avant tout un groupe de copains et copines, qui acceptent toutes les remarques entre-eux. Ce ne serait pas la même symbiose si quelqu’un de l’extérieur, même professionnel, se présentait. Jean-FrançoisLacroix, responsablede la CompagniedesLoufs, estimeque lemêmeproblème se posepourlethéâtreamateurenfrançaisetquel’onatortdevouloiropposercesdeuxformesdethéâtre. Le théâtreest aussi de la littérature, et il est nécessairede l’adapter auxquestions contemporaines. Il rappelle les tentatives d’Albert Volral en la matière. A travers le théâtre, selon lui, le monde politique cherche un alibi. Roland Thibeau rappelle que naguère, Jacques Herbet a proposé au Théâtre de l’Ancre de faire vivre nos parlers dans les problèmes d’aujourd’hui, mais cela sans suite concrète. René Mairy a joué avec Pierre Jandrain des personnages en wallon dans une pièce française. Et des spectateurs, qui avaient vu l’opérette Frou-frou les Bains à Paris, ont avoué avoir préféré l’adaptation wallonne . Claudine Franceschini pense, pour sa part, qu’il est important d’avoir des contacts avec des professionnels pour s’améliorer. Roland Thibeau en vient ensuite à la problématique majeure du théâtre en langue régionale : le répertoire. Michel Robert considère que l’on peut éduquer le public. En effet, quand on est auteur, on a

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